Lettre à... - Constantin Michael-Titus

C’était sur une avenue,
( un boulevard moderne, peut-être?)
ou simplement une grande rue,
à New York à l’heure de pointe,
ou Londres un samedi,
peut-être même à Paris,
n’importe où,
n’importe quand,
car partout c’est pareil:
la vie et le rêve sans sommeil.
Oui,
c’est alors que j’ai vu la solitude dans l’embouteillage
qui enrageait au volant.
C’est alors que j’ai compris
qu’il fallait que je cesse de me mentir:
Tu ne va plus revenir.
Malgré certains espoirs et des prières futiles,
Tu resteras en exil.
Ici nous avons tout:
l’abondance, la pornographie
et l’amour sans romance.
Oui,
nous avons aussi la technonogie
et même la science
avec recherche fondamentale,
industrielle,
utilitaire
car nous avons laissé au cimetière
la vie humanitaire.
Et même si Tu le voulais,
Tu ne pourrais pas revenir
car tout est bloqué por l’avenir,
tout ce qui n’a pas été programmé...
Ici tout est fait par l’ordinateur,
pas par le coeur
et Ton Arrivée n’est sur aucune disquette.
C’est notre disette:
Toi pour toujours exilé
et nous, ne sachant même pas Te mendier!

Adăugat de: Lucia

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