Ensemble - Constantin Michael-Titus

Elle passait quelquefois dans la rue
et sa beauté, comme je n’avais jamais vue,
me faisait croire
que j’etais au-delà de ce que l’on peut voir
ou que l’on peut porter au coeur,
et son silence me faisait peur.

Sa beauté n’était pas d’ici;
ses yeux avaient la lumière des nues
et je l’ai recontrée tout ma vie.
C’était dans le vacarme de mon enfance,
dans les bravoures de ma jeunesse, dans les romances,
dans tous mes souvenirs...

Puis, un jour,
elle s’approcha de moi,
toujours muette et lointaine,
me prit le bras sans même me regarder ou me sourire,
et depuis nous sommes comme enchaïnés
sur le chemin que j’ai encore à parcourir.

Je sens sa grand beauté
et son silence dans mon inquiétude
at maintenamt je sais qu’elle est la solitude.

Adăugat de: Lucia

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